DIMANCHE 13 DÉCEMBRE 2020

FÊTE de la LUMIÈRE à TOURRETTES

 

 

Les artistes du village souhaitent faire du village de Tourrettes une féérie en y célébrant la lumière le 13 décembre prochain.

 

Nous vous invitons chaleureusement à participer à cet évènement joyeux et porteur d’espoir en illuminant vos fenêtres (bougies, led, guirlandes…) les vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 décembre.

 

 

Deux prix seront décernés :

  • Prix de la plus belle fenêtre :           6 bouteilles de Vin ou un panier gourmand  Grande Bastide
  • Prix de la fenêtre la plus originale : Une œuvre d’un artiste du village d’une valeur de 100€

Remise des prix le dimanche 20 décembre à 18h00 -  Place de la Mairie   

 

Si les mesures sanitaires le permettent, le dimanche 13 décembre à 18h00, une procession, mêlant artistes, chanteurs, danseurs, villageois, munis de flambeaux, lampions, bougies, fera le tour du village.

Le parcours intégrera un hommage en lumière et en musique sous les fenêtres des deux « primés ».

 

Nous espérons que vous accueillerez ce projet avec plaisir et que vous serez nombreux à y participer.

 

Inscriptions auprès de :

Sophie Oisline - soisline@gmail.com - 06 18 02 30 36

Il suffit juste de nous communiquer votre nom, votre adresse et un N° de tél.

 

 

Le Collectif d’Artistes de Tourrettes

 

 

 

 15 Octobre 2020

 

Les Colonies militaires

 

   Élizabeth Duriez

 

 

L’idée d’établir des colonies de soldats-paysans pour garder une frontière exposée à des attaques soudaines ou pour lutter contre des révoltes éventuelles en pays conquis est très ancienne, et déjà mise en œuvre par les légions romaines.

 

En France de timides tentatives furent entreprises par Vauban puis Choiseul, mais sans grand succès.

 

L’Autriche fut la première a vraiment mettre en exergue cette pratique après l’invasion des Turcs au milieu du XVIIe siècle jusqu’aux portes de Vienne.

 

Les colonies de l’Autriche ont une histoire que l’on a pu juger sur leurs actes dans toutes les guerres de ce pays contre la France. Elles avaient, dès le commencement du XVIIIe siècle, une existence régulière, et avant même cette dernière époque, elles existaient par la force des choses d’où elles tirent principalement leur origine.

 

Dans le Moyen-Age, les populations fixées à l’extrémité orientale de la Transylvanie, les Szeklers, tribu de race magyare, remplissaient la fonction spéciale de gardes des frontières. Les incursions armées répétitives des Turcs obligèrent d’autres tribus à s’organiser de la même façon et pour le même objet. Ainsi les confins militaires de l’Autriche qui s’étendent de l’Adriatique jusqu’aux principautés moldo-valaques se divisent en six colonies, mais pas toutes disposées régulièrement sur la frontière austro-turque. Elles sont établies primitivement sur les points les plus menacés et les plus favorables à la défense.

 

L’organisation législative de ces colonies est féodale; mais le point de départ est la sujétion (Unterthanigkeit), non celui du servage.

L’état est le seigneur terrien; c’est de l’état que le colon tient sa terre, c’est envers l’état qu’il s’oblige; le service militaire est la principale de ses prestations.

Les terres se distinguent en fiefs et en acquêts. L’acquêt n’a point d’étendue fixée; mais le fief a ses limites qui varient de vingt-quatre à trente arpents*, les prairies non comprises. Une ferme complète se divise régulièrement par quart, moitié ou trois quarts.

La population est partagée par familles; toute famille se compose nécessairement de plusieurs membres aidés de manœuvres, de telle sorte que les uns puissent cultiver pendant que les autres remplissent leurs obligations militaires. Lorsque plusieurs familles possèdent moins qu’une ferme complète, elles se réunissent en une association dont tous les membres, les manœuvres exceptés, ont les mêmes droits sur la propriété commune. En s’associant ils choisissent un père: c’est le plus âgé d’entre eux, à moins qu’il ne soit désigné pour le service militaire. Si le père est marié, sa femme est de droit la mère, sinon ce droit revient à la plus âgée des femmes de la communauté. Le père est chargé de veiller au maintien du bon ordre, des bonnes mœurs et de l’économie; il distribue le travail entre les membres de la famille; il prend soin de la récolte et de la vente des produits. S’il s’agit d’intérêts graves, de questions de propriété, de mutation, de contrats, de prêts, il rassemble et consulte ses associés; la majorité décide. La mère surveille les travaux des femmes et les affaires d’économie domestique. Dans le partage des bénéfices, le père et la mère prennent une double part; les autres associés ont une seule part égale pour tous. Celui qui est sous les armes, présent ou absent a aussi la sienne.

 

Une ferme possédée par une seule ou par plusieurs familles prend le nom de Grenzhaus (maison-frontière). En temps ordinaire, chaque maison entretient un homme tout équipé pour le service actif, qui consiste principalement dans la garde du cordon-frontière. Le gouvernement fait les frais des armes, des munitions, des  buffleteries *, à quoi il joint une paire de souliers par an. Si le colon en activité campe hors de la colonie, il a droit à la solde et à la nourriture des troupes de ligne. En temps de guerre, il reçoit de plus un équipement. La maison obtient sur l’impôt de l’année une déduction de douze florins durent le service de son soldat dans l’intérieur de la colonie, de six florins durant le service de campagne, et, dans ce dernier cas, elle est gratifiée par surcroît d’une nouvelle déduction de douze florins pour celui qui fait le service à l’intérieur pendant que l’autre combat sous les drapeaux.

Les corvées que toute maison doit à l’état sont réglées sur l’étendue de la propriété. Chaque arpent de terre labourable ou de prairie oblige annuellement le propriétaire à une journée de travail manuel ou à une demi-journée d’un homme avec un attelage. L’impôt se règle aussi d’après cette base. Cependant il n’est absolument pas le même dans toutes le colonies ni dans tous les régiments de chaque colonie; il varie suivant la qualité du sol. La moyenne est d’environ vingt kreutzers* par arpent, à l’exception des vignobles, qui paient davantage pour un revenu aussi plus considérable. Le produit de l’impôt est affecté, comme les corvées, à l’entretien du service public dans les colonies. Les propriété de toute nature sont héréditaires avec les obligations qui y sont attachées. Les filles sont aptes à succéder, à la condition qu’elles épousent dans les deux ans un colon capable de remplir ses charges militaires; sinon elles sont forcées de vendre. A défaut d’héritiers, les terres font retour à l’état, qui en dispose à son gré.

 

Les effets de cette législation sont généralement salutaires et progressifs. Là, point de mendicité ni de vagabondage. Les maisons sont bâties proprement, bien éclairées, quelquefois meublées avec recherche. Les vergers, les vignobles, toute la campagne annonce une culture avancée; les routes sont en beaucoup d’endroits très bien tenues.

 

Ainsi, l’Autriche a colonisé sur ses frontières, pour les mettre en état de se défendre elles-mêmes contre les agressions incessantes des Turcs; la Russie a colonisé pour fortifier son système militaire, sans faire peser de nouvelles charges sus ses revenus.

 

Pierre-le-Grand, à qui remontent toutes traditions de la Russie moderne, avait, il est vrai, conçu la pensée d’institutions militaires destinées à protéger son empire, au midi et à l’est, contre les Tartares et les Turcs: il avait même organisé les Cosaques du Kouban pour le service armé de la frontière. Son continuateur le plus heureux et le plus fidèle, Catherine II, en fit de même avec les Cosaques Zaporogues; mais ce n’est point de ces premiers essais que sont nées les colonies proprement dites, établies depuis trente années seulement dans le nord et dans l’ouest. Celles-ci furent créées par le tsar Alexandre 1er. Il avait songé dès 1810 à doter son empire de véritables colonies militaires; mais il ne comprit toute l’importance de semblables établissements qu’en 1814, lorsqu’il eut apprécié par ses yeux et reconnu sur de glorieux témoignages les mérites des colonies militaires de l’Autriche.

 

En Russie, les colonies militaires représenteront une organisation spéciale des forces militaires russes de 1810 à 1857, qui permettra de combiner le service militaire et l’emploi agricole.

Alexandre 1er peut ainsi  constituer une réserve bon marché de forces militaires entraînées sans augmenter les dépenses pour l’armée.

 

La première colonie militaire a été établie en 1810 par Alexei Andreyevitch Araktcheyev (qui est devenu le chef officiel des colonies militaires en 1817) dans le district de Klimovitchi, province de Moguilev. A partir de 1816, l’établissement de colonies militaires se fait à grande échelle, et le tsar Alexandre 1er sollicite les polytechniciens français, en poste à ce moment-là à Moscou de participer à leur construction. C’est ainsi que Jacques Alexandre Fabre réalisera celle de Saratov , au sud est de Moscou, à environ 800 km , au bord de la Volga. Les colonies du nord comprenaient essentiellement des fantassins, alors que celles du sud concernaient surtout des cavaliers.

Les troupes de la colonie étaient composées de soldats mariés qui avaient servi au moins six ans et d’habitants locaux - des hommes (pour la plupart des paysans) âgés de 18 à 45 ans. Les deux groupes étaient appelés colons-propriétaires. Les habitants locaux restants du même âge qui ne faisaient pas partie des troupes mais étaient aptes au service étaient enrôlés comme assistants des propriétaires et étaient inclus dans des subdivisions militaires de réserve. Les fils des colons militaires étaient enrôlés dès l’âge de 7 ans et étaient connus sous le nom de kantonisty; à l’âge de 18 ans, ils étaient transférés dans les sections militaires. A l’âge de 45 ans, les colons prenaient leur retraite mais continuaient à servir dans les hôpitaux et à des tâches économiques. Dans chaque campement militaire, composé de 60 groupes de maisons, une compagnie de 228 hommes était stationnée. Dans chaque groupe de maisons se trouvaient quatre propriétaires ayant une économie commune. La vie dans les colonies militaires était strictement réglementée. Les paysans suivaient une formation militaire toute l’année et les travaux agricoles n’étaient pas nécessairement effectués aux moments les plus favorables. Les châtiments corporels étaient courants.

 

Les colonies militaires, étant installées sur les terres de l’État, provoquèrent souvent des troubles et des résistances paysannes.

Ainsi Alexandre 1er déclara: « Les colonies militaires continueront même si la route de Saint Petersbourg à Chudovo (100km) doit être pavée de cadavres! »

Les colonies militaires constituaient près d’un quart de l’armée (certains diront un tiers), et elles avaient un capital de 32 millions de roubles, mais elles ne fournissaient pas un approvisionnement sûr en recrues pour l’armée. Loin d’être une arme dans la lutte contre le mouvement de libération, elles sont devenues l’une des sources de ce mouvement.

Dans les années qui suivirent il y eut plusieurs fois des soulèvements. Les insurgés demandant de retrouver leur ancien statut, avaient saisi les terres qui leur avaient été prises, attaquant et explosant leurs chefs (insurrection de 1819 en Ukraine). Une justice sévère fut rendue aux insurgés sous la supervision personnelle d’Araktcheyev.

En juillet 1831, dans la colonie militaire près de Staraïa Russa, eut lieu l’un des plus grands soulèvements de soldats de l’armée russe pendant la première moitié du XIXe siècle. Une épidémie de choléra a servi de cause initiale. Cela a provoqué un certain nombre de « soulèvements contre le choléra ». La ville passa aux mains des insurgés, qui installèrent une cour sur la place et exécutèrent leurs chefs. Ce soulèvement s’est étendu à la plupart des colonies militaires de la province de Novgorod. Un bataillon envoyé pour réprimer la révolte passa aux côtés des rebelles. Les représailles du gouvernement ont été cruelles: un tiers des habitants des villages qui avaient pris part au soulèvement ont subi les coups de knout (12000 coups par personne) et ont été ensuite envoyés en Sibérie; beaucoup d’autres ont été envoyés à la forteresse de Crondstadt, où ils ont dû effectuer des travaux forcés pour les condamnés.

 

Ces flambées parmi les colons militaires sont devenues récurrentes de la part de la paysannerie russe. En 1831, de nombreuses colonies militaires ont été rebaptisées districts de soldats agricoles, ce qui a conduit à la liquidation de facto de la plupart des colonies militaires. En 1857, toutes les colonies militaires et les districts de soldats ont été abolis.

 

* arpent = équivaut entre 3200 et 7800 m2 suivant les régions.

* buffleterie = équipement en cuir soutenant des armes

* kreutzer = ancienne monnaie allemande ou autrichienne

 

PS : en ce qui concerne le château du Puy, l’architecture a subi quelques modifications adaptées au style provençal et non russe comme les toits en tuiles romanes et en génoise ainsi que le rajout des pavillons à l’est de la structure, entorse à la colonie militaire…

 

Cet éditorial s'est inspiré de l'article d'Hippolyte Desprez "Des colonies militaires de l'Autriche et de la Russie"  dans la Revue des Deux Mondes, période initiale, tome 19, 1847 (p.722-735)

Chers amis,

 

Compte tenu de l’entrée en vigueur du second confinement, les activités de l’association sont suspendues jusqu’à nouvel ordre ; les prochaines conférences sont donc annulées et reprendront dans l’ordre du programme qui avait été communiqué.

Nous avons été ravis de vous retrouver lors des deux derniers rendez-vous, à présent... soyons prudents. Nous aurons encore de belles choses à partager, soyons patients !

Bien à vous,

 

Gérard Saccoccini et les membres du bureau

sur la façade de l'ancienne Mairie de Tourrettes

Mercredi 11 novembre 2020. (reportée)

Salle du Coulet à Tourrettes  18h00

L’Étrange Monsieur Aubin, américaniste, spécialiste de l’épigraphie.

Gérard Saccoccini

Natif de Tourrettes, spécialiste de l’épigraphie, déchiffreur de l’écriture figurative des anciens mexicains, toute une nation reconnaît en Aubin, l’homme qui lui a rendu son identité. Le Mexique lui a rendu hommage pour l’extraordinaire travail réalisé, dont la qualité et la clarté de la présentation didactique ont permis la conservation du patrimoine linguistique et intellectuel de tout un peuple et d’une des cultures mésoaméricaines les plus remarquables.

Mercredi 25 novembre 2020. (reportée)

Salle du Coulet à Tourrettes  18h00

 

La civilisation celtique.

Gérard Saccoccini

 

Reconstituer l’histoire complexe des peuples celtes ne peut se faire que d’une manière fragmentaire, à partir de témoignages lacunaires de leurs voisins Grecs et Romains, car la caste des Druides a privilégié la transmission orale, pour des raisons vraisemblablement spirituelles, reléguant l’écriture qu’il connaissait pourtant.

CONFÉRENCES A TOURRETTES – CYCLE 2020-2021

1er trimestre

 

Mercredi 30 septembre 2020.

Le jardin des Délices ou la Création selon Jérôme Bosch.

Entre symbolisme et ésotérisme, la Création selon Jérôme Bosch réalise le trait d’union entre Moyen-Age et Renaissance. Controverses, contestations et questionnements se succèdent.

L’artiste était-il fou, illuminé, lubrique, hérétique ? Ou tout simplement mystificateur, magicien de l’Imaginaire, ou le tout à la fois ? Il demeure que le mystère du Jardin des Délices reste entier, comme reste entier et à nul autre pareil, le génie de Jérôme Bosch.

 

Mercredi 21 octobre 2020.

Romorantin, une nouvelle capitale pour le roi,

ou le rêve oublié de Léonard de Vinci.

En ce début de 16ème siècle, un rêve grandiose veut faire de Romorantin, centre urbain plus que modeste la nouvelle capitale du royaume de France, pivot et levier d’un grand dessein national de développement économique. C’est certainement pour ce projet - le plus gigantesque de son temps - que François 1er a appelé Léonard de Vinci en France.

 

Mercredi 11 novembre 2020. (reportée)

L’Etrange Monsieur Aubin, américaniste, spécialiste de l’épigraphie.

Natif de Tourrettes, spécialiste de l’épigraphie, déchiffreur de l’écriture figurative des anciens mexicains, toute une nation reconnaît en Aubin, l’homme qui lui a rendu son identité. Le Mexique lui a rendu hommage pour l’extraordinaire travail réalisé, dont la qualité et la clarté de la présentation didactique ont permis la conservation du patrimoine linguistique et intellectuel de tout un peuple et d’une des cultures mésoaméricaines les plus remarquables.

 

Mercredi 25 novembre 2020.

La civilisation celtique. (reportée)

Reconstituer l’histoire complexe des peuples celtes ne peut se faire que d’une manière fragmentaire, à partir de témoignages lacunaires de leurs voisins Grecs et Romains, car la caste des Druides a privilégié la transmission orale, pour des raisons vraisemblablement spirituelles, reléguant l’écriture qu’il connaissait pourtant.

 

Mercredi 09 décembre 2020.

Les Fresques de Piero Della Francesca à Arezzo (reportée)

En 1447, Piero Della Francesca commença le fameux cycle de fresques de la Légende de l’Invention de la Vraie Croix pour décorer la chapelle principale de l’église Saint François. Cette chapelle est alors placée sous le patronage de la riche famille des Bacci. Extraordinaire « metteur en scène de la technique de l’arrêt sur image », ses images témoignent de son habileté à représenter les plissés savants, la trame des tissus des vêtements, les attitudes et physionomies, ainsi que les perspectives mathématiques aux architectures complexes.

 

 

Ce programme peut varier en fonction de l’évolution de la règlementation sanitaire.

Toutes les conférences seront données par Gérard Saccoccini, Salle Polyvalente du Coulet à Tourrettes. La salle est ouverte à 17 h 45. L’entrée se fait par la porte Sud.

 

NOUVEAU SIÈGE DE L'ASSOCIATION TOURRETTES
HÉRITAGE

Ouverture du Musée d'Art et d'Essais
Paul-Maurice Perrier-Morillon
du mardi au samedi

9h30/12h30  14h/17h

 

 

Une pièce au rez-de-chaussée est destinée à l'accueil touristique,

 

à l'étage sont présentées les œuvres représentatives des artistes de Tourrettes


à côté des «Dinanderies profanes et sacrées – Tableaux-Reliefs et Sculptures»

de Paul-Maurice Perrier-Morillon.

 

 

Christel Leleu
(mars/avril 2020)

 

 

"Ainsi, chacun dut accepter de vivre au jour le jour,

et seul en face du ciel"

(Albert Camus; La Peste)

Saint-Cassien, le lac émeraude,
un documentaire de Jérôme Espla
vu sur France 3 Côte d'Azur
 

 


 

 SUPERBE REPORTAGE SUR TOURRETTES :

https://www.youtube.com/embed/7Xw-m6a8kW0

Merci à l'équipe de Arnaud Raskin

 


 

 
 
 
Conférence reprogrammée dès que possible
salle des Romarins Tourrettes
Michèle Bus-Caporali
Pianiste et cheffe de choeur
Diplomée en Sciences de l'Éducation
 
LES ORGUES DE LA RÉPUBLIQUE
 

 

 

Au cœur de la Provence, sous la Révolution, la ville de Saint-Maximin voit arriver une troupe de jacobins fougueux. A sa tête, un jeune homme de dix-huit ans.

Descendu à l’auberge du Mouton Couronné tenue par Pierre Boyer sur la route d’Aix, il tombe amoureux de Christine, la sœur de Pierre.

Bien qu’il soit nommé à un poste administratif peu reluisant, sa carrière politique commence. Il sera ambassadeur de France en Espagne et au Portugal, et ministre du Consulat, avant d’être fait Prince par le Pape.

Les premières étapes de son ascension, liées aux péripéties qui ont secoué tout le pays, s’intègrent à la vie de la bourgade varoise, récemment encore « ville royale. »

 

Les événements relatés se développent au son de l’orgue monumental, le deuxième de France, qu’un stratagème de Lucien Bonaparte, car c’est lui le protagoniste de cette histoire, a sauvé de la folie destructrice de Barras. En effet, le dirigeant était venu de Paris, décidé à faire fondre les centaines de tuyaux des buffets musicaux pour fabriquer des boulets de canons, car le pays était en guerre, comme en Révolution.

La basilique qui abrite l’instrument fabuleux présente des résonances exceptionnelles, dues à un secret architectural…  Elle dresse des structures gothiques imposantes qui dominent les petites maisons aux toits de tuiles, face à une barre rocheuse entourée d’une forêt millénaire : la Sainte Baume. Ce nom vient de l’existence d’une grotte, à mi-hauteur, où a vécu une disciple du Christ : Marie-Madeleine. Ses reliques, enfermées dans une urne de porphyre, sont présentes dans la lumière irréelle de l’édifice religieux aux soixante-cinq vitraux étagés sur trois niveaux. Au cours des siècles, elles ont valu à Saint-Maximin nombre de privilèges.  

Les faits de l’époque se sont déroulés d’arcades en tour de guet, d’une fontaine à une autre, le long des ruelles anciennes qui existent toujours. On y voit revivre le climat, les coutumes, le caractère des gens, tandis que se dessinait la mutation de régime. A Saint-Maximin, on sent l’empreinte des personnages marquants.  En arrivant, on entre de plain-pied dans l’histoire.


 

 

 

Conférence reprogrammée dès que possible  
salle des Romarins Tourrettes
André Rosenberg
Professeur de Littérature
Docteur en Histoire
 
 
Les Superstitions
 
 
 
La superstition fait partie intégrante de notre culture collective. Entre religions d'un côté et la science de l'autre, s'étend le vaste domaine de la superstition.
 
Le fait d'être superstitieux, ou pas du tout, n'enlève rien au plaisir de découvrir le "pourquoi" de ces coutumes, de ces gestes que personne n'ignore mais dont on ne connaît pas toujours les origines.
 

 
 
 
 Conférence reprogrammée dès que possible
   salle des Romarins Tourrettes
Boris Chichlo
Docteur en Anthropologie
Chercheur au CNRS
Membre du Laboratoire d'Écoanthropologie
du Musée de l'Homme

 

L'OURS ET LE CHAMANE
Concurrents et Complices !
 
Après de nombreuses expéditions dans les steppes bordant le fleuve Iénisséï, les contacts établis avec les peuples autochtones de Sibérie constituent une précieuse somme de recueils concernant les coutumes, les traditions, les pratiques cultuelles et les rapport de l'Homme à la Nature, aux êtres vivants et aux éléments. Le bilan de ces longues observations amène à la réflexion sur l'Homme et les sociétés premières.

 

 

 

Chers amis,

 

Nous sommes heureux de vous informer que le livre « TOURRETTES d’HIER à AUJOURD’HUI » vient de paraître.

Ecrit par Gérard Saccoccini, mis en page par Patrick Giner, grâce à la collaboration de Michel Auffret pour le crédit photographique, Elizabeth Duriez pour les chroniques et recherches historiques, Annette Celka, Jacques Mireur et Marc Brulé pour la recherche bibliographique et la vérification des sources ; il est maintenant disponible au prix de 10 €.

(Un tarif préférentiel à 8 € est réservé aux adhérents de l’association Tourrettes Héritage)

Nous sommes certains que vous lui réserverez un bon accueil et nous espérons vous retrouver bientôt au cours de nos activités.

Bien cordialement

 

 

 

Cet ouvrage est en vente au Café des Arts, place du Terrail à Tourrettes (sauf le jeudi, jour de fermeture) et vous pourrez en commander le nombre d’exemplaires que vous souhaitez.

BÉNÉDICTION DU NOUVEAU CLOCHER

21 SEPTEMBRE 2019

Voir l'onglet "Revue" sous-onglet "Conférences"

pour le résumé illustré de toutes les conférences

du cycle 2019/2020

du cycle 2018/2019 

du cycle 2017/1018

et du cycle 2016/2017

Voir l'onglet "Revue" sous-onglet "Expositions"

pour le diaporama de toutes les expositions

2016/ 2017/ 2018/ 2019/2020