Exposition pour les Journées du Patrimoine

15/16 septembre 2018

Coiffes et boutis à Tourrettes et en pays de Provence

 

 

Les coiffes en Provence

 

Le costume est un signe d’identité culturelle en Provence. La coiffe est l’élément essentiel de tout costume populaire féminin.

Les conditions de vie de l’époque ont rendu obligatoire la protection de la chevelure (aussi bien pour les femmes que pour les hommes) de jour comme de nuit.

Nous trouvons dans notre région trois modèles très courants (la coiffe plate, à courduro, ou à gauto) qui vont se décliner dans différentes variations (textile, garniture) selon l’aisance et le rang de la famille.

Pour chaque circonstance existe une coiffe différente : coiffe de nuit, de jour (travail), paysanne, de sortie (du dimanche), de mariage, de deuil.

La dextérité, le savoir-faire de nos grands-mères nous ont laissé un patrimoine merveilleux.

C’est un enchantement pour les yeux.

 

Le boutis

 

Il s’agit d’une broderie en relief réalisée sur deux épaisseurs de tissus. Après avoir dessiné le motif, il était piqué à l’aiguille exclusivement sur les deux épaisseurs. Le relief (boursouflure) était obtenu en insérant à l’aide du boutis (aiguille, de buis, os, argent, or ou acier) des mèches de coton.

 

L’art Provençal du boutis prend sa source dans des techniques anciennes du 13ème siècle, utilisées en Sicile dite broderie en ronde bosse. La pièce la plus ancienne est sicilienne, elle date  de 1395. Elle retrace la légende de Tristan et Iseult, une partie est exposée au musée Victoria et Albert de Londres, l’autre à Florence.

C’est la découverte des Indes et l’ouverture de nouvelles voies maritime qui vont développer l’artisanat du sud de la France. A la suite de l’interdiction d’importation d’indiennes de 1685 à 1757 pour protéger les soyeux, Marseille, port franc, ne pouvait laisser passer uniquement que les tissus transformés, d’où le développement d’ateliers de boutis et de matelassage.

Cette technique a permis aux femmes Provençales de transformer une étoffe quelconque, quelquefois usagée, en objet de luxe.

Les jeunes Provençales commençaient leur couverture et jupon en boutis bien des années avant leur mariage. Dessins et symboles dépendaient de l’imagination de chacune.

 

« Le boutis, ouvrage divin, qui ressemble à un pré dont le givre broda de blanc les feuilles et les pousses ». Frédéric Mistral.

 

 

Agnès et André Carlevan

 

 

 

Elisabeth, peintre est née à Cambrai dans le Nord. Après de nombreux voyages en Afrique et Asie, je me suis installée à Fayence. J’ai commencé la peinture en 2013 et ma première exposition a eu lieu en 2014. J’aime peindre, mélanger les couleurs, les formes, parfois incorporer des matières , je travaille aux pinceaux, couteaux. C’est devenue une passion qui ne me quitte plus .

 

 

"Mon abstraction souhaite transmettre une harmonie réfléchie, nuancée et poétique représentant les reflets changeant de la vie.


J’espère que vous verrez au-delà de mes couleurs, de mes lignes divergentes et fragmentées un lien, celui que m’inspire la nature.

 

Ce fragment de nature est sûrement en moi et guide d’instinct mon travail."

 

Brigitte Liégaux

Né en 1951 à Cannes, puis maquettiste-graphiste de profession durant une trentaine d’années, désormais peintre dont les toiles sont aujourd’hui accrochées chez des amateurs d’art français ou étrangers (Etats-Unis, Russie, Canada, Grande-Bretagne, Europe du Nord, Suisse, Italie…), Gilbert Paul, après avoir poursuivi ses études à l’école A.B.C de Dessin et Peinture de Paris, a donc d’abord réalisé de belles affiches pour des salons parisiens ou des expositions en régions.

La fermeté et la clarté du trait, l’épaisseur et la générosité du coloris, le dynamisme des formes, séduisent un public assez vaste et qui refuse de s’enfermer dans l’hermétisme. Son œuvre ne se limite pas à la reproduction du naturel et de « ce qu’on voit » : elle dit l’atmosphère plus que la réalité. Ces dernières années, Gilbert Paul s’attache surtout à restituer - par l’expression graphique du mouvement et par le jeu de l’ombre et de la lumière - l’énergie même de la vie. Ses toiles offrent ainsi, au spectateur, non seulement le reflet tonifiant de l’existence quotidienne, mais elles l’ouvrent aux forces bénéfiques du cosmos.

Un travail basé sur le mouvement, le trait et la lumière. Il est en fait question de projection d’une subjectivité qui tend à déformer ou à poétiser la réalité.

Cep dAix

Belle à la rivière

Coucher de soleil

Un grand soleil illumine le ciel

Oh! le beau village

 

 

 

“  Je collectionne depuis mon enfance des vêtements , des chapeaux , revues, accessoires .

Tout ce qui amène à se souvenir de la Mode D’Antan “ 
 
Le partage de la Passion ...
 
 
 
 
 
 
 
 
Elisabeth, peintre est née à Cambrai dans le Nord. Après de nombreux voyages en Afrique et Asie, je me suis installée à Fayence. J’ai commencé la peinture en 2013 et ma première exposition a eu lieu en 2014. J’aime peindre, mélanger les couleurs, les formes, parfois incorporer des matières , je travaille aux pinceaux, couteaux. C’est devenue une passion qui ne me quitte plus .
 
  Ce sont des débuts à l’aquarelle et aux crayons pastels secs, qui m’ont permis de m’initier au dessin et à la couleur.
 Mon travail de décoration d’intérieur m’amène entre autre, à mettre en œuvre des produits « plus épais » tels que le plâtre, la chaux, le sable, la terre…
 C’est donc tout naturellement que la matière et le relief viennent prendre place dans mes créations murales, sous forme de tableaux sculptés et d'objets, mis en peinture ou patinés aux pigments naturels.
 La nature est très présente dans mes créations...